Pour bénéficier de la déduction prévue au premier alinéa, l’entreprise doit exposer dans un lieu accessible au public ou aux salariés, à l’exception de leurs bureaux, le bien qu’elle a acquis pour la période correspondant à l’exercice d’acquisition et aux quatre années suivantes.
L’entreprise doit inscrire à un compte de réserve spéciale au passif du bilan une somme égale à la déduction opérée en application du premier alinéa. Cette somme est réintégrée au résultat imposable en cas de changement d’affectation ou de cession de l’œuvre ou de prélèvement sur le compte de réserve. »
En pratique, quelles que soient les modalités d’exposition au public adoptées par l’entreprise, le public doit être informé du lieu d’exposition et de sa possibilité d’accès au bien. L’entreprise doit donc communiquer l’information appropriée au public, par des indications attractives sur le lieu même de l’exposition et par tous moyens promotionnels adaptés à l’importance de l’œuvre.
POUR LE PARTICULIER
➢ Exonération ISF
Les oeuvres d’art ne sont pas assujetties à l’ISF.
➢ Fiscalité des Particuliers privilégiée pour les Objets et Métaux précieux :
Taxation avantageuse des plus-values : 2 régimes d’imposition possibles :
1/ « Les cessions à titre onéreux de métaux précieux, de bijoux, d’objets d’art, de collection ou d’antiquité sont soumises à une taxe forfaitaire proportionnelle au prix de cession, tenant lieu d’imposition des plus-values. »
« La taxe est due au taux de 4.5% pour les bijoux, objets d’art, de collection ou d’antiquité + 0.5% de CRDS si le vendeur est domicilié fiscalement en France, soit un taux global de 5%. »
( la taxe est au taux de 7.5% pour les métaux précieux + 0.5% CRDS, soit un taux global de 8% )
« Sont exclues du champ d’application de la taxe les cessions de bijoux, d’objets d’art, de collection ou d’antiquité dont le prix de cession pour chaque cession n’excède pas 5000 €.
En pratique, il convient d’apprécier ce seuil par objet, sauf lorsque les objets cédés forment un ensemble. »
2/ « Le vendeur peut toutefois opter pour le régime d’imposition de droit commun des plus-values sur biens meubles, à condition de justifier de la
date et du prix d’acquisition du bien ou de justifier que le bien est détenu depuis plus de douze ans. Dans ce cas, la taxe forfaitaire n’est pas due. »
« L’option pour le régime de droit commun est irrévocable et est réservée aux vendeurs personnes physiques domiciliées en France. »
« L’option est exercée sur l’imprimé fiscal n° 2092. »
« Les règles de détermination de la plus-value sont les mêmes que pour les plus valus immobilières, sous réserve des précisions suivantes : Les frais d’acquisition et les frais de restauration et de remise en état qui viennent en augmentation du prix d’acquisition doivent toujours être pris en compte pour leur montant réel ».
« La plus-value réalisée est alors taxée au taux de base de 19% auquel
s’ajoutent les prélèvements sociaux de 15.5% en 2013, soit un taux global de 34.5%.
Le montant de la plus-value est réduit d’un abattement de 10% par année de détention au delà de la deuxième, d’où une exonération totale de la plus value après 12 ans de détention. «
➢ Paiement de l’impôt par remise d’œuvres d’art : dation en paiement
– Depuis le 1er janvier 2012, la procédure de dation en paiement ne peut être utilisée que pour acquitter un montant minimal de droits fixé par type d’imposition à 10 000€.
Peuvent être réglés par dation en paiement :
ISF / Droits de succession / Droits de Donation / Droits de partage
➢ Donations possibles de l’œuvre en démembrement de propriété (donation de la nue-propriété et privilège de l’usufruit, optimisation successorale)
Alors n’hésitez plus, faites-vous plaisir …